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  • #386
    AvatarAnne VANACORE
    Participant

    Par curiosité, je suis allée consulter l’ouvrage de C. Dupuy et S. Lavigne intitulé « Géographies de la finance mondialisée » (la Documentation française, 2009) qui figure en bonne place dans la bibliographie sommaire de la lettre de cadrage de l’ENS et constitue donc un ouvrage de base du sujet qu’il nous est proposé de traiter. Notons que la première phrase de l’introduction commence ainsi : « Fruit d’une collaboration entre deux équipes d’économistes… »
    En voici la table des matières (surtout lisez-là jusqu’au bout car ensuite je donne la liste des auteurs) :

    La géographie historique de la finance
    (Hubert Bonin)
    Enjeux et problématiques
    – La géographie du capital pendant la première révolution industrielle (des années 1780 aux années 1880)…
    – …pendant la première étape de la deuxième révolution industrielle (des années 1880 aux années 1940)…
    – …pendant la seconde étape de la deuxième révolution industrielle (des années 1940 aux années 1970)
    Les acteurs clés de la finance globale
    (Claude Dupuy, Stéphanie Lavigne)
    – Les principaux investisseurs de la finance globale
    – Finance globale et résilience des modèles de capitalisme
    La crise de l’hégémonie financière américaine : vers l’émergence d’un nouvel équilibre mondial
    (Claude Dupuy, Stéphanie Lavigne)
    – La crise du capitalisme américain tiré par la finance
    – Le marché américain ou la destruction massive de titres
    – Une crise de l’insertion des États-Unis dans les échanges mondiaux d’actifs
    – Les paradis fiscaux dans l’économie mondiale
    Conclusion
    Le maintien de la diversité du capitalisme en Asie
    (Ji-Yong Lee)
    – Coexistence entre les différents modèles de détention du capital
    – Les structures actionnariales asiatiques depuis la crise des subprimes de 2007
    Conclusion
    La crise financière en Europe : vers une convergence des modèles de détention actionnariale ?
    (Tristan Auvray, Caroline Granier)
    – La crise financière : une force de convergence des configurations spatiales européennes
    – La progression des actionnaires européens : vers une régionalisation plus marquée des investisseurs fiduciaires
    Conclusion
    La géographie mondiale du capital-investissement
    (Nicolas Bédu, Matthieu Montalban)
    – Formes et logiques du capital-investissement à l’échelle mondiale
    – Diversité géographique de l’activité de capital-investissement
    Conclusion
    Une analyse de la diversité géographique des opérations de private equity en Europe : le rôle des configurations institutionnelles
    (Nicolas Bédu, Matthieu Montalban)
    – Variété du capitalisme, law and finance, théorie de l’agence et private equity
    – La place de l’Europe dans l’activité de private equity et la répartition des opérations et des investissements en Europe
    – Le rôle des configurations institutionnelles
    Conclusion
    Bulles financières et localisation des financeurs et des compagnies de biotechnologie aux États-Unis (1988-2008)
    (Claude Dupuy, Brigitte Gay)
    – Cycles financiers et entreprises de biotechnologie aux États-Unis (1988-2008)
    – Cycles financiers et entreprises de biotechnologie : quel impact sur le modèle américain de proximité des idées et du capital ?

    EN VOICI MAINTENANT LES AUTEURS, dont je ne doute pas que nombre parmi nous ont eu l’occasion de les côtoyer sur les bancs de l’université, durant leurs études d’économie, euh non de géographie, pardonnez-moi ce malheureux lapsus !
    – C. Dupuy : professeur émérite à l’Université Bordeaux IV (Groupe de recherche en économie théorique et appliquée). a participé à l’Atlas des multinationales (GIP reclus, 1993)
    – S. Lavigne : professeur de stratégie et chercheur à l’ESC de Toulouse, chercheur rattachée au Laboratoire d’études et de recherche sur l’économie, les politiques et les systèmes sociaux (Toulouse I). Travaille sur le financement des entreprises par les fonds de capital-investissement…
    – T. Auvray : chercheur en sciences économiques au Laboratoire d’études et de recherche sur l’économie, les politiques et les systèmes sociaux (Toulouse I) et enseignant à l’IEP de Toulouse
    – N. Bédu : allocataire-moniteur en sciences économiques à l’Université Bordeaux IV
    – H. Bonin : professeur à l’Université Bordeaux IV, spécialisé dans l’histoire des activités des banques françaises
    – – B. Gay :professeur de stratégie à l’ESC de Toulouse, chercheur en sciences économiques au Laboratoire d’études et de recherche sur l’économie, les politiques et les systèmes sociaux (Toulouse I)
    – C. Granier : allocataire-moniteur en sciences économiques à l’Université Bordeaux IV. recherches sur le comportement de placement des investisseurs institutionnels
    – J-Y Lee : ATER à l’Université Bordeaux IV.recherches sur le changement institutionnel, la gouvernance d’entreprise et les investisseurs institutionnels
    – M. Montalban : maître de conférences en sciences économiques à l’Université Bordeaux IV. recherches sur le changement institutionnel et la financiarisation des entreprises.

    Il me semble que ces renseignements sont tout à fait parlants. Sommes-nous compétents pour traiter le sujet ? cette question est centrale !
    géographiquement vôtre
    Anne Frémont-Vanacore

    #388
    Avatarvbatal
    Participant

    Anne, merci de ta recherche,édifiante… (et de ton aide pour la connexion au forum…j’étais sur l’ancien site !).
    Je crois que tout est dit dans cette table des matières.
    J’aimerais bien connaître le point de vue de l’Inspection Générale d’histoire-géographie (et savoir d’ailleurs ce qui lui a été envoyé par l’AP-Géo…).
    Il est évident qu’il est impossible de faire 40h de cours de GEOGRAPHIE, trouver 5-6 sujets d’écrit et une quarantaine de sujets de colles de GEOGRAPHIE sur ce programme.
    Je fais partie de ceux qui pensent qu’un simple aménagement ou des précisions à la lettre de cadrage ne suffisent pas.
    J’espère que ce fil va susciter la discussion et la réaction.
    Valérie Batal

    #391
    Avatarrwaeselinck
    Bloqué

    Pour ma part je suis pour une lettre de cadrage radicalement différente.Et même ,plus simplement, une vraie

    lettre de cadrage.Le texte proposé est plus une tentative,peu convaincante,de justifier le choix du programme qu’une

    réelle feuille de route précise,argumentée et structurée.Rien à voir avec les instructions données l’année dernière.

    La multiplication des formules vagues(on peut s’interroger, on peut réfléchir,on peut s’intéresser) et l’emploi d’un vocabulaire

    purement économique montrent bien que le sujet est d’abord et avant tout économique et que la géographie n’est qu’à la marge.

    Pour compenser la pauvreté de la réalité spatiale du thème proposé le texte se veut rassurant en suggérant les multiples liens que la finance

    entretient avec de nombreux aspects de la géographie:les villes, l’agriculture,l’industrie, l’écologie , les états, les frontières etc…et ceci

    à toutes les échelles avec des acteurs divers et variés.Bref la finance est partout et la géographie,en cherchant bien, doit bien être concernée de prêt ou de loin

    par cette « industrie ».La pauvreté de la bibliographie et le renvoi sur le site d’une émission de radio en disent long sur les incertitudes des concepteurs

    de ce programme.

    Cette question a été étudiée,investie par les géographes? Alors qu’on nous donne des précisions et des thèmes précis à étudier et à transmettre.

    Cette question fait l’objet d’interrogations, de pistes possibles,de thèses à venir ?.Alors cela n’est guère compatible avec un programme que nous devons rapidement

    dominer et enseigner en quelques mois.

    Que faire ? Je vois 3 possibilités

    1) Donner des précisions prouvant que cette question a toute sa place.Préciser ,avec des références,les différents thèmes possibles.

    2) Elargir cette questions à d’autres flux dans l’esprit du FIG de 2005 « Le monde en réseaux: liens invisibles,lieux visibles » (la finance était d’ailleurs très peu présente )

    3) En dernier recours abandonner ce thème .

    Il faut reconnaître qu’il y a un vrai problème, si une solution n’est pas rapidement trouvée la voie choisie par l’ENS risque fort de se transformer en impasse.Ce serait dommage d’en arriver là surtout après l’excellente année passée sur le programme 2013-2014 : thème choisi, lettre de cadrage, sources abondantes et sujet proposé.

    J’espère avoir fait avancer ,un peu, le débat.Si les choses en restent là ,nous nous soumettrons (avons nous le choix ?).Comme d’habitude il y aura du travail,de la recherche, des aides apportées aux élèves,une volonté d’être à la hauteur,un souci de bien faire mais il risque de manquer l’essentiel:le plaisir d’enseigner la Géographie.

    Au plaisir de vous lire.

    #392
    Avatarapicardat
    Participant

    Bonjour à tous,

    pour ma part, je fais partie des « radicaux », et je suis tout à fait d’accord avec cette idée de vote-sondage. De même, je co-signerai volontiers une lettre plus offensive.

    #393
    Avatarjlmathieu
    Participant

    Merci à tous de ces contributions.
    Je pense qu’il faut faire valoir le caractère agéographique du programme en mettant l’accent sur les mots que contient le lib ellé. Commencer par « La planète… » ne rend pas tout sujet géographique, sinon La planète des singes serait le plus grand film géographique de l’histoire. Pourquoi pas alors, « La planète psychiatrique », « La planète des jeux », « La planète des mal-entendants » ? Si le 2e terme était géographique par essence, il n’y aurait rien à dire, mais il ne l’est évidemment pas. La finance est un des objets que nous rencontrons mais au même titre que d’autres, l’architecture, l’art, la littérature, la politique. je sais, que certains géographes veulent que la géographie s’approprie tout, mais il faut savoir rainson garder. Le système financier, s’il s’appuie sur des lieux géographiques comme beaucoup d’autres (comment supposer d’ailleurs qu’il puisse en être autrement puisque toute existence et activité a forcément une assise territoriale), est de plus en plus largement déterritorialisé et dématérialisé. S’il existait des logiques évidentes, des modèles efficaces rendant compte de son fonctionnement, il n’y aurait pas les crises financières récurrentes que nous connaissons et qui surprennent même les meilleurs spécialistes de la question. Pour terminer, je rappelle que le slogan du Front de Gauche pour les européennes est : « Contre l’Europe de la Finance ». Si on écoute les gens de Lyon, ce slogan serait alors essentiellement géographique… Si on était un peu vicieux, on proposerait au jury de mettre ça au programme…
    Dans l’attente de vous lire.
    Ps. Je me suis connecté très facilement au forum.

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